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« La Couillet » reprend vie à Pairi Daiza, 126 ans après sa construction

09.09.2026
Expérience et activités

Ce mercredi 9 septembre, le Pairi Daiza Steam Railway a baptisé une locomotive à vapeur vieille de 126 ans.

Entièrement restaurée, l’ancienne « Couillet » a reçu un nom : Reine Elisabeth. Un nom choisi en référence à la reine Elisabeth de Belgique, contemporaine de la construction de la locomotive et particulièrement liée à la vie artistique, scientifique et culturelle de la Belgique.

Pairi Daiza est profondément attaché à la Belgique, à son histoire et à ce qu’elle a su accomplir. Cette locomotive en est un témoignage. Construite dans le Hainaut, elle est partie travailler dans les mines espagnoles, a traversé le siècle, échappé à la ferraille et disparu pendant des décennies dans une collection privée britannique.

Cent vingt-deux ans après son départ, elle est revenue au pays. La restaurer et la remettre aujourd’hui en mouvement, c’est rendre hommage à cette histoire.

La Belgique fut le premier pays d’Europe continentale à entrer dans la révolution industrielle. Au tournant du XXe siècle, le bassin de Charleroi en est l’un des grands centres. Mines, sidérurgie, métallurgie et construction ferroviaire y ont développé des savoir-faire reconnus bien au-delà de nos frontières. La Société Métallurgique de Couillet participe à ce rayonnement.

La n°1318 prend ainsi la direction de l’Espagne. Elle fait partie d’une commande de trois locomotives identiques de 9,5 tonnes, à trois essieux moteurs, destinées au chemin de fer industriel de la compagnie minière Hulleras de Sabero, dans la province de León. Elle porte le numéro 3 et reçoit le nom d’Olleros, celui d’un village traversé par la ligne.

Pendant près de 70 ans, elle transporte des convois sur une voie étroite de 600 millimètres reliant les mines de Las Quemadas, Sotillos et Herrera à Olleros de Sabero et au site de traitement de Vegamediana.

En 1969, l’exploitation de la ligne prend fin. Les locomotives sont promises à la ferraille.

Sauvée de la ferraille, puis cachée pendant des décennies

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Le Britannique Peter Rampton, passionné de chemins de fer, décide de sauver les locomotives. Elles traversent la Manche et rejoignent sa collection privée en Angleterre.

Au début des années 1970, les machines sont encore montrées au public lors de quelques journées portes ouvertes. Peter Rampton décide ensuite de fermer sa collection aux visiteurs.

Les locomotives disparaissent alors presque totalement des regards. Quelques photographies subsistent et quelques initiés connaissent encore leur existence.
Cette extraordinaire collection privée, devenue inaccessible, entre progressivement dans la légende ferroviaire britannique sous un nom particulier : la « Collection X ».
Après le décès de Peter Rampton en 2019, cette collection de plus de 38 locomotives est confiée au Vale of Rheidol Railway, chemin de fer historique situé au Pays de Galles.
Parmi elles se trouve une locomotive fabriquée 119 ans plus tôt dans le Hainaut.
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2022 : « La Couillet » revient en Belgique

Pairi Daiza entreprend alors des démarches auprès du Vale of Rheidol Railway afin de permettre le retour de la locomotive dans son pays d’origine. Les échanges aboutissent à un accord permettant son transfert à Pairi Daiza, avec l’objectif de la remettre en état de fonctionnement.

En décembre 2022, 122 ans après son départ, la Couillet 1318 revient en Belgique.
À son arrivée à Pairi Daiza, elle est présentée sous un nom aussi simple qu’évident : « La Couillet ». Le Jardin des Mondes annonce alors qu’elle fera l’objet d’une restauration complète, dans le Muzeum starých strojů a technologií (Tchéquie), en collaboration avec l’équipe du Pairi Daiza Steam Railway.
Après près de quatre années de travail, cette restauration est achevée. La locomotive peut à nouveau fonctionner.
Le Pairi Daiza Steam Railway réunit aujourd’hui six locomotives historiques, témoins de l’histoire de la vapeur et du rôle joué par les chemins de fer à voie étroite dans les mines, les forêts, l’industrie et l’agriculture.Parmi elles, Reine Elisabeth occupe une place toute particulière. Pairi Daiza est fier de cette histoire et souhaite contribuer à sa transmission.
Préserver ces locomotives, les restaurer et surtout les faire rouler permet de garder vivant un patrimoine, des techniques et des savoir-faire.
Ces 12 et 13 septembre, Reine Elisabeth sera présentée, sous pression vapeur, aux visiteurs. Elle rejoindra prochainement les locomotives historiques qui circulent sur le Pairi Daiza Steam Railway.