Nous soutenons la recherche scientifique

Pourquoi ?

  • Outre les objectifs de conservation et d’éducation, nous sommes convaincus que la présence d’animaux dans les parcs zoologiques doit également être synonyme de progrès scientifiques bénéfiques pour les espèces menacées
  • Les avancées scientifiques permises par des programmes de recherche « ex situ » sont, à terme, favorables pour la protection des espèces menacées « in situ »

Comment ?

Ces programmes de recherche sont le fruit d’une collaboration entre nos vétérinaires et soigneurs, et des universités ou des centres de recherche.

Nous sélectionnons nos projets sur base

  • De l’impact positif que les connaissances à acquérir peuvent avoir pour la conservation d’espèces menacées, toutes disciplines confondues (physiologie, étude de maladies infectieuses, éthologie, …)
  • De la rigueur scientifique du projet
  • De leurs coûts humains et financiers

Nos projets en cours

China et Pairi Daiza

Nous éclaircissons les mystères de la reproduction des pandas géants

Jella Wauters mène pour la Pairi Daiza Foundation la recherche “Metabolomics in the Giant Panda: unraveling the reproductive biology”à la faculté Vétérinaire de l’Université de Gand. Cette étude vise à développer un test qui permettra aux scientifiques, partout dans le monde, de prédire la période de chaleur de la femelle panda (quelques semaines avant son début) sur base de marqueurs hormonaux présents dans l’urine de l’animal.

La période de fertilité d’une femelle panda Géant n’a lieu qu’une seule fois par an, et ne dure que de un à trois jours. Si dans ce court laps de temps une fertilisation a lieu, le reste de la grossesse reste un énorme mystère. La durée précise de la grossesse, les fausses couches et/ou les raisons d’absorption du fœtus par le système reproductif chez la femelle panda Géant sont à ce jour encore méconnues.

Les marqueurs hormonaux, qui sont au cœur des travaux de Jella Wauters, pourront aussi indiquer le moment précis de l’ovulation et permettre de suivre l’évolution d’une des grossesses les plus mystérieuses du règne animal, augmentant en bout de course et de manière significative les chances de reproduction, et ce non seulement dans les parcs zoologiques et centres de reproduction en Chine mais aussi dans la nature.

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Nous nous mobilisons pour le futur des ours blancs au Canada

La Pairi Daiza Foundation a décidé d’apporter son soutien à un projet de recherche scientifique dont l’objectif est d’évaluer l’impact du réchauffement climatique sur le mode de vie des Ours blancs sauvages au Canada. Ces recherches sont coordonnées par Polar Bears International, la plus grande organisation internationale dédiée à la conservation des Ours blancs et de leur environnement.

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Asie

Nous cherchons à protéger les éléphants de l’herpès dévastateur

L’herpès est la plus grande cause de mortalité des éléphants en captivité, et est également observé de plus en plus fréquemment chez les éléphants vivant dans leur milieu naturel. On estime que chez les jeunes éléphants d’Asie (âgés de 8 mois à 15 ans) vivant en captivité, 60% des décès lui sont imputables. Oedèmes, hémorragies internes: son développement est foudroyant, l’animal perdant la vie dans 80% des cas, en quelques jours à peine. La Pairi Daiza Foundation travaille à la mise en place d'un laboratoire de diagnostic de l'herpès de l’éléphant en Belgique, en collaboration avec le laboratoire vétérinaire Zoolyx d’Alost.

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Belgique

Explorer la biodiversité grâce à l’ADN environnemental

L’ADN environnemental, c’est quoi ?

L’ADN environnemental correspond aux traces d’ADN que les êtres vivants laissent dans leur environnement via leurs poils ou leurs matières fécales, par exemple.

L’ADN environnemental au service de la biodiversité

Ces traces d’ADN laissées par les organismes sont autant d’indices que l’on peut détecter dans des échantillons prélevés directement dans l’environnement, et non sur les espèces qui l’habitent. L’analyse de ces échantillons révèle ensuite quelles sont les espèces qui occupent ce territoire, dressant ainsi un véritable inventaire biologique ! Cette méthode donne déjà de bons résultats avec des échantillons d’eau. Mais une équipe de chercheurs, répondant au nom de « e-biom » s’est lancée un défi supplémentaire : adapter ce protocole aux échantillons de sol. Imaginez un peu : sur base d’un simple échantillon de terre de votre jardin, vous pourriez savoir qui, du renard, du lièvre ou du faisan fait partie de vos invités ! Et cette information serait bien plus précieuse encore pour les espèces menacées…

Que fait la Pairi Daiza Foundation ?

Convaincus par l’intérêt de cette recherche pour la conservation de la biodiversité et la protection de l’environnement, Pairi Daiza et la Pairi Daiza Foundation offrent au chercheurs l’opportunité d’accéder à plusieurs enclos du parc pour y prélever quelques échantillons du sol. Pourquoi de tels échantillons sont-ils plus précieux pour leurs recherches que ceux qu’ils pourraient prélever dans un champ ou au bord d’un chemin ? Car à Pairi Daiza, nous connaissons précisément, depuis plusieurs dizaines années, les espèces qui occupent chaque enclos. Ces informations permettent de confirmer avec certitude le résultat des analyses alors qu’en pleine nature, il est nettement moins évident d’établir une liste complète des espèces qui occupent un territoire.

Des recherches menées par e-biom

Ce projet de recherche « Earth » (e-ADN Applications Reveal Territorial History) est porté par e-biom, une spin-off de l’Université de Namur et soutenue par la Région Wallonne. E-biom a été fondée en 2019, fruit de la volonté de son équipe d’œuvrer pour la conservation de la nature et de développer des technologies innovantes.

Lien vers le site de e-biom : https://e-biom.com/fr/

Photos copyright: http://www.sparkl.be/