![]() | Plan du site FR | NL |

Le plus grand jardin chinois d'EuropeDans l'ancienne Chine, un empereur voulait découvrir les secrets des Immortels. Pour les attirer, il fit construire un jardin fabuleux. Aujourd'hui, vingt artisans de Shanghai l'ont patiemment reconstitué pour vous. Cascades, rochers, pavillons traditionnels aux toits pointus, temple consacré au culte des ancêtres, allées en zig zag, mystères et énigmes vous attendent en ces lieux où plantes, fleurs, rochers et étangs respectent un plan subtil basé sur la recherche de l'harmonie extérieure et intérieure. ![]() Outre les fascinants « penjings », ancêtres des bonsaïs japonais, vous retrouverez dans le Rêve de Han Wu Di des cyprès, thuyas, pins, érables, cerisiers, camélias, azalées, pivoines, roses de Chine et diverses variétés de magnolias, synonymes de richesse et emblèmes de Shanghai. Cerfs muntjacks, pandas roux et échassiers vous accueilleront tout au long de la promenade. Que leur amitié et la douceur du jour accompagnent vos pas ! ![]() Le rêve de Han Wu Di
Pourtant, Han Wu Di n'était pas un dieu, et il le savait bien. Alors, il rêvait de devenir immortel et aussi de moins s'ennuyer. Car il s'ennuyait, mes honorables amis ! Cerné, étouffé en permanence qu'il était par une armée de convenances pesantes, de cérémonials compliqués, de rangs de courtisans, de mandarins et d'officiers savamment parés, décorés, disposés, comme des pivoines selon leur degré d'importance et la faveur momentanée dont ils jouissaient auprès de lui. Plumes blanches pour les favorisés ! Plumes grises pour les moins bien vus ! Plumes noires pour les disgraciés ! En avant, marche ! Donc, Han Wu Di, Fils du Ciel, béni soit son nom, avait des soucis. S'il disparaissait, qu'allait devenir son empire, toujours menacé par les Barbares des steppes ? Et comment se détendre, comment trouver plus de fantaisie dans la vie ? Réponse : en apprenant les secrets des Immortels, bien entendu ! Et pour les attirer, leur offrir un territoire en tout point semblable à celui où ils vaquaient d'ordinaire. Les Immortels, ces elfes et ces fées de l'Extrême-Orient, vivaient dans trois îles fabuleuses situées à l'est de son Empire. On disait qu'ils se déplaçaient sur les ailes des cigognes et des grues - un petit peu comme Nils Holgersson sur les ailes des oies, ou comme ce jeune voyageur chevauchant le pélican de Pairi Daiza en guise de destrier céleste. Evidemment, Han Wu Di ne pouvait pas connaître les merveilles du Parc Pairi Daiza qui n'était pas encore inventé, mais il était certain, des sages le lui avaient formellement assuré, qu'il pourrait attirer les Immortels en imitant les trois îles à la perfection. Il n'hésita pas (n'était-il pas le puissant empereur qui pouvait tout ?), et il fit bâtir un « Palais Cosmique », par les meilleurs artisans de son empire, palais qu'il fit ceindre de montagnes parfaitement reconstituées, d'étangs et de viviers figurant les mers et de jardins de sagesse, représentant toutes les formes de la vie terrestre, le tout reconstitué en plus petit de façon à concentrer au maximum leur pouvoir d'attirance. Le principe était identique à celui des « Pen Jings » (les ancêtres des bonsaïs japonais, sous leur forme végétale naturelle ou en pierre) : plus l'énergie était condensée dans la miniature, plus ses propriétés étaient grandes. Lorsque cet extraordinaire jardin fut terminé, l'empereur qui s'adonnait maintenant à des pratiques ascétiques destinées à le purifier et à le rapprocher des Puissances invisibles, poussa un soupir d'aise, car déjà, avec toutes les surprises et trouvailles qui l'attendaient à chaque pas, il s'ennuyait beaucoup, beaucoup moins. Et chaque jour, chaque nuit, par tous temps et chaque fois qu'il le pouvait, il vint épier ses îles. Il finirait bien par rencontrer les Immortels, par les séduire, et lorsqu'il les aurait séduits, ils lui révéleraient le secret de l'immortelle existence. Han Wu Di espéra ainsi jusqu'à son dernier jour, jusqu'à sa dernière nuit, jusqu'à son dernier soupir. Il ne rencontra jamais les Immortels, ou alors il ne parvint pas à les convaincre, allez savoir, mais son jardin lui survécut à travers le temps. Deux mille ans plus tard, ce jardin vous accueille à Pairi Daiza... Les protégés du jardin chinois :
![]() | Venir à Pairi Daiza... |



Il était une fois dans l'ancienne Chine un puissant empereur qui régnait sans partage, de l'Occident à l'Orient et du Septentrion au Sud, sur le vaste Empire du Milieu. Il s'appelait Han Wu Di (Han comme la dynastie du même nom). Sous sa main ferme et sage, la paix régnait, l'administration tournait à plein régime, et l'on se prosternait sur ses pas, car à vrai dire, il était vénéré à l'égal d'un dieu, le Fils du Ciel, exemple des exemples et premier parmi les Pères. 

Imprimer
