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"Les Habits de la Nature", une exposition photos extérieure à Pairi Daiza"Les habits de la Nature", une exposition extérieure de photos réparties dans tout le domaine de Pairi Daiza. Des photos uniques au monde du photographe franco-allemand Hans Silvester. Des jeunes gens et jeunes filles de la Vallée de l'Omo (Sud-Ethiopie) se livrent à un jeu de séduction entre eux, en se parant de végétaux, fleurs, herbes, plantes ... et en maquillant de pigments naturels. Une exposition de photos exceptionnelles à Pairi Daiza : « Les Habits de la Nature » de Hans Silvester Lorsque se calment les conflits tribaux et les incessantes guérillas liées au trafic de l'ivoire et des armes dans la vallée de l'Omo, d'étonnantes et très pacifiques manifestations rituelles viennent rendre toutes leurs beautés aux femmes et aux hommes de ces régions du sud de l'Ethiopie. Parmi les tribus présentes dans cette région du Rift, deux peuples amis rivalisent des beautés que leur offre la nature pour se parer des ressources végétales de leurs terres : les Surma et les Mursi. A l'origine, un geste fonctionnel : se protéger du soleil. Ainsi, quand les femmes vont d'un village à l'autre, elles se font un peu d'ombre avec une branche dans la main. Puis on enjolive, on agrémente. Renouvelées chaque jour, ces protections solaires deviennent des parures éphémères qui évoluent comme un défilé de mode inventif. Nus, imberbes et lisses, d'une plastique extraordinaire, ces corps deviennent les supports artistiques, tels des matériaux bruts offerts à toutes les fantaisies. C'est à proximité de la rivière que s'expriment ces manifestations décoratives, au plus fort de la saison sèche, quand l'activité villageoise se déplace vers le seul point d'eau salutaire pour les hommes comme pour les animaux. Ce savoir-faire s'apprend très jeune, au contact des mères qui peignent leurs bébés. Mais ce sont surtout les adolescents qui montrent un vrai talent et possèdent un sens des formes et des couleurs hors du commun. L'absence de miroir, objet inconnu dans ces tribus jusqu'il y a peu, contribue sans doute à cette absolue liberté. Même l'eau, limoneuse, est toujours trouble dans la vallée. Le reflet, l'image narcissique, n'existe donc pas. Ici, le seul reflet n'existe que dans le regard de l'autre. Et dans l'objectif du photographe qui a gagné la confiance de ces femmes et de ces hommes, chez qui il va séjourner plusieurs fois par an depuis de nombreuses années. Ce jeu de séduction est leur art contemporain à eux : beau sans être expliqué. Les peintures corporelles se font dans l'urgence du geste. Jamais une peinture ne prend plus d'une minute. Un rapport particulier s'instaure entre le peintre et son modèle. Les doigts découvrent les corps, parcourent les formes, épousent les galbes et les creux propres à chacun. Au-delà du jeu, ces gestes renvoient à quelque chose de plus archaïque, comme à une sensualité perdue Dans cette vallée du Rift, berceau de l'humanité, il nous plait à imaginer qu'il y a très longtemps, les hommes ont utilisé l'ocre, les pigments naturels, les fleurs et les végétaux pour s'embellir, marquant ainsi la naissance de l'art. (d'après Hans Silvester) « Les Habits de la Nature » - Editions de la Martinière 2007
Hans Silvester Membre de l'agence Rapho depuis 1965, Hans Silvester est né le 2 octobre 1938 à Lörrach en Allemagne. Premières photos à l'âge de 14 ans. Diplômé de l'école de Fribourg en 1955, il voyage à travers l'Europe et commence à publier avec un livre pour enfants sur la vie d'une famille d'écureuils : déjà se manifestent cet amour de la nature et des animaux et ce souci de l'écologie qui ne le quitteront plus. A la même époque, il fait un reportage sur la Camargue. Ses photos en noir et blanc sont accompagnés par des textes de Jean Giono. Ce travail marque pour lui le commencement du succès, en même temps que le début d'une longue histoire d'amour avec la Provence, où il s'installe en 1962. En 1964 il est envoyé en Amérique du Sud pour le compte d'une organisation caritative, puis il passe six mois aux Etats-Unis et en Amérique centrale. Suit une longue série de reportages dans le monde entier : Japon, Portugal, Egypte, Tunisie, Hongrie, Pérou, Etats-Unis, Italie, Espagne sans oublier la Provence. Chaque voyage donne lieu à un livre ou à une publication, le plus souvent pour le magazine Geo, dont il inaugure le premier numéro avec une chronique d'un village du pays Basque en 1977. A partir des années 80, ses reportages sont marqués par son engagement écologiste. Hans Silvester est par excellence le photographe des grands problèmes d'environnement: surexploitation agricole, pluies acides, déforestation, pollution de la terre, de l'air et de l'eau, etc Il photographie tous les parcs naturels d'Europe pour un livre commandé par Geo en Allemagne, dénonce les ravages de la déforestation en Amazonie, publie dans Geo un long reportage sur la rivière Calavon sous le titre « la rivière assassinée », s'intéresse à l'exploitation de la forêt en Amérique du Nord. Avec la publication de deux ouvrages de référence sur l'eau, sujet exposé à Visa pour l'Image en 1990, il célèbre la beauté de la nature en même temps qu'il analyse les menaces qui pèsent sur les ressources naturelles de la planète. Autre sujet de prédilection, les animaux: chevaux en Egypte, en Amérique, en Camargue, pigeons en Europe, en Grèce, en Egypte, en Turquie, chats et chiens des îles grecques font l'objet de nombreuses publications et d'albums photographiques publiés chez De La Martinière dans les années 90. Il fait ensuite plusieurs voyages au Rajasthan pour en ramener un magnifique témoignage sur la vie des femmes du désert indien, puis retrouve avec bonheur la Camargue en 2001 où il photographie toutes les saisons de la vie sauvage des chevaux. Deux ouvrages également publiés chez « De La Martinière » et de nombreuses expositions suivent. Voyageur infatigable, toujours animé par sa passion des lumières et des couleurs de la terre, il photographie les cerfs-volants dans le monde entier. Plus d'une vingtaine de voyages en Ethiopie dans la vallée de l'Omo, depuis 2002. Au total, il aura séjourné plus de 2 années sur places L'expo Première exposition du genre à Pairi Daiza, elle s'inscrit complètement dans sa nouvelle perspective : la nature est au cur de l'homme. 25 photos réparties dans tout le domaine en s'intégrant parfaitement à ses jardins. 25 panneaux de 1m80 x 1m20 en hauteur ou en largeur. Cette exposition restera en place jusqu'à la fin de la saison 2011. ![]() |


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